samedi 27 février 2010

Frère Urcize (Raymond Coulombe) (1921-1992)


« Si ça peut faire plaisir et rendre service!»( Raymond Barbe, S.C.)
Son biographe le présente comme « un homme aux multiples talents
et dons qu'il sut mettre au service de tous ».
Au Juvénat, il fut mon prof de 9ième année. Une année sans histoire où tout roulait dans l’huile comme un quotidien bien établi. Dans sa classe, c’était le calme d’une mer étale, la clarté des explications, et des travaux à accomplir, le doux atmosphère d’une autorité sans contestation qui imprègne tout sans coup férir.
Rien d’éblouissant chez le frère Urcize, une discrétion qui a effacé longtemps ses multiples talents. Un soutien qui motivait plus par son sourire que par ses exclamations.
Il est né à Granby d’une famille de 12 enfants, Il perdit sa mère à l’âge de quatre ans, entra au Juvénat à l’âge de 14 ans, fit ses premiers vœux à 17 ans.
Frère Urcize fut l’un des premiers scolastiques à terminer son baccalauréat es arts au scolasticat, en trois ans. Après trois autres années d’enseignement au primaire il sera tour à tour professeur, surveillant, préfet d'études et de discipline, directeur d'école, puis comptable, et finalement agent de pastorale paroissiale. Les fins de semaine et durant les vacances à l’Ile Lamothe ou à Chertsey il fut pendant deux ans mon professeur de latin.
Directeur d’école neuf ans à Notre-Dame des Victoires, il fut grandement apprécié tant par les autorités de la commission scolaire que par les professeurs et les élèves. Sous sa direction une grande variété de projets éducatifs stimulaient la participation de tous et maintenaient un excellent esprit au sein de l’école. Eddy Nault qui a été professeur sous sa direction peut en témoigner.
Après Vatican II, au lieu de se cantonner dans une vie religieuse de routine, il participe à des mouvements chrétiens de renouvellement de la foi dont les cursillistes. Il se convertit à une fervente relation au Seigneur, devient agent de pastorale aussi efficace et apprécié qu’il le fut comme éducateur..
« Il est mort paisiblement, sans lutte ni combat, comme
un lampion qui s'éteint », écrit son biographe, parce qu'il n'a plus de mèche. (Op. cit.379)
Cf. Annuaires des Frères du Sacré-Cœur No 086 p. 378

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